Information Entropy

À New York en 2014, Oliver Reichenstein a donné une Smashing conférence. Nous avons regardé la vidéo, voici mon point de vue.

Actuellement, nous sommes submergés d’informations...

Oliver Reichenstein a observé le comportement des utilisateurs sur le Web qui souhaitent toujours tout partager tout de suite et dans l’instantané. Il recommande que l’on remette en question notre rapport à l’information.

Avec mes mots de jeune étudiante, je vais vous expliquer ce qu’est l’entropie, je mets 5 clés à votre disposition pour pouvoir la réduire.

L’entropie

L’entropie est un terme peu utilisé, sauf peut-être dans le domaine des sciences. Cependant, même si vous ne la nommez pas de cette manière, vous allez voir que vous aussi vous la connaissez.

gif entropy

Il s’agit d’un phénomène courant, présent dans notre quotidien et ce, dans de nombreux domaines, pour ne pas dire tous.

Le phénomène correspond à une multitude de possibilités, à une abondance d’éléments qui nous entourent. Au fil du temps, cette multitude augmente ce qui fait que l’entropie s’amplifie au même rythme que le nombre d’êtres humains.

Dans quels domaines rencontre-t-on le phénomène d’entropie ?

Il est présent dans différents domaines tels que l’alimentation, la consommation, l’information,… Nous sommes tout simplement entourés par le phénomène d’entropie et il ponctue toute notre vie. Si nous le souhaitons, nous pouvons le diminuer d’un point de vue personnel. Pour cela, nous allons restreindre les approches, effectuer une sélection, peut-être par élimination. En un mot, nous effectuons des choix.

Notre première rencontre avec l’entropie

Le véritable premier choix dans notre vie est celui que nous avons dû faire à la fin de nos études secondaires.

photo Lego perdu

Devant une multitude de possibilités, nous nous orientons vers un domaine qui nous permettra de nous spécialiser dans un futur métier.

Beaucoup d’entre nous se trouvent face à un choix qui est perçu comme étant crucial et définitif.

On se sent alors envahis par le stress face à cette quantité considérable de propositions. C’est la première décision que l’on prend personnellement et qui est un facteur "déterminant pour l’avenir" : on a le sentiment d’être face à nous-même.

On peut accepter les conseils, mais c’est à nous que revient la décision finale. On a une pression immense car on pressent que c’est quelque chose de décisif pour les années à venir.

photo Lego face à lui-même

Lorsque l’on effectue une recherche pour s’orienter vers différents domaines d’études, l’important n’est pas de se questionner sur l’aspect bon ou mauvais de la recherche. Il est au contraire primordial de se questionner sur le lien entre le choix que l’on fait et qui l’on est, si le choix effectué correspond à notre personnalité, et à ce que l’on a envie de devenir.

L’entropie de l'information

Le contenu présent sur le Web est de plus en plus abondant. Notre présence est de plus en plus importante sur les réseaux sociaux. Nous avons donc accès à de nombreuses sources d’information mais nous avons aussi le pouvoir de créer différents contenus. La diffusion de l’information, sa répétition sont facilitées par les nouvelles technologies.

Chaque personne présente sur les réseaux sociaux contribue à l’entropie sans forcément s’en rendre compte. Il existe différentes postures, nous sommes à la fois acteur, metteur en scène, écrivain des contenus que l’on crée et souhaite diffuser. On est également spectateur de ce que l’on nous propose et de ce que l’on souhaite voir.

Sur les réseaux sociaux

On choisit le type d’élément que l’on diffuse : en ce qui concerne les réseaux sociaux, chaque réseau social possède son type de contenu.

  • Pinterest

    Des images épinglées sur des tableaux pour regrouper nos inspirations.

  • Instagram

    Des images aux formats carré avec de nombreux effets.

  • Twitter

    Des “tweet” de maximum 140 caractères.

  • Medium

    Du contenu sous forme de textes.

  • Facebook

    Un peu de tout, on va diffuser et partager des contenus cela va du selfie, à l’article de presse, de la musique, des publicités, etc.

À partir du moment où l’on partage un contenu provenant d’un réseaux social à un autre dans le but d’avoir un maximum de "like", vues, "tweet", etc. on renforce l’entropie de l’information. Quand on “tweete” une photo d’Instagram, on participe au développement de l’entropie.

Chacun est libre de partager ce qu’il souhaite, chacun possède sa propre manière de faire, chacun gère sa présence sur les réseaux sociaux. Finalement, chacun compose comme il veut, mais aussi comme il peut.

Cinq pistes pour composer l'information

Oliver Reichenstein propose cinq attitudes à adopter pour parvenir à gérer le phénomène d’entropie de l’information. Cinq processus à l’usage de tous, autant du point de vue du spectateur, que celui de l’acteur, peuvent être utilisés à des fins personnelles mais aussi dans un cadre professionnel.

1. Commençons par ralentir

On a tendance à vouloir aller trop vite, toujours plus vite et encore plus vite. On ne porte pas d’attention à ce que l’on voit avant de le partager, on se précipite. Face à l’information, on veut toujours tout, tout de suite et tout voir.

D’un point de vue professionnel, pour réaliser un travail correctement, il faut pouvoir lui accorder du temps afin de se remettre en question, de découvrir quelle est réellement la demande et à qui elle s’adresse.

2. Concentrons-nous sur le processus et non l’image

On a tendance à éviter de se questionner sur la démarche que l’on entreprend. On a plutôt tendance à penser que l’on va pouvoir avoir de nombreux "like", "retweet" sur une publication sans accorder de l’attention à la démarche. Il est nécessaire de se demander «Pourquoi fais-je cela ?».

D’un point de vue professionnel, il est important de viser un résultat et de pouvoir juger s’il répond aux attentes, de faire des recherches, de porter attention à ce que l’on a sous les yeux.

3. Soyons négatifs / critiques

Les personnes « négatives » c’est-à-dire qui émettent un avis négatif sur nous ou notre travail, paradoxalement provoquent une réaction positive : cela permet de se remettre en question et de se corriger. Ce qui fait avancer, c’est de trouver le point de vue positif de la remarque qui est faite sur un travail pour ensuite parvenir à trouver la posture idéale et donc arriver à développer notre esprit critique.

4. Établissons une relation de confiancE

La confiance doit s’établir avec la personne avec qui l’on souhaite travailler. La nouveauté est attirante, mais il ne faut pas avoir peur de marcher dans les sentiers battus pour conserver la confiance.

En partant d’une idée générale, on effectue des déclinaisons, on crée des répétitions. Les classiques sont rassurants, en les répétant, on parvient à atteindre un côté innovant; la confiance permet de se créer un réseau de contacts. La confiance est primordiale dans le monde du travail.

5. Accordons de l’importance aux détails

De petites choses rendent les gens heureux, les petites attentions rendent les choses plus fonctionnelles.

En accordant de l’importance aux détails, on provoque satisfaction globale et un gain de temps.

Les détails explicites permettent de diminuer les distractions et rendent les choses plus claires.

Finalement

L’entropie, c’est la vie, la vie est ponctuée par l’entropie : ton entropie n’est pas la mienne, mon entropie n’est pas la tienne, tes choix ne sont pas les miens, mes choix ne sont pas les tiens.

On est tous supposés être égaux face à l’information dans le sens où l’on y a tous accès mais on la traite tous différemment.

Il n’y a pas de bons ou de mauvais choix.

Tous les jours, la multiplication de publications diverses et variées contribue à l’augmentation de l’entropie de l’information.

Pour éviter à nos publications de disparaître dans cette masse un peu indigeste, une réflexion est nécessaire, agir est indispensable et cette action est possible en suivant les cinq recommandations d’Olivier Reichenstein.